La pêche aux têtards

Nous arrivions le cœur battant
Au bout du chemin caillouteux,
Nous retrouvions l’enchantement,
La mare aux libellules bleues. 

Ses joncs, ses roseaux, son eau verte,
Ses insectes et ses nénuphars,
À nous la joie, la découverte,
À nous les tritons, les têtards!

La boue montait à nos genoux,
L’odeur de l’eau nous enivrait,
On entendait plouf ! tout à coup,
Les grenouilles nous échappaient.

Nous reprenions le chemin creux
Avec un pot de nos captures
Et la marque des jours heureux
Gravée dans nos égratignures.


Louise Duty

Grenouilles vertes:  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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